COP 22 : Et si les fruits ne tenaient pas la promesse des fleurs ?

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Filinfos, Cotonou

Démarrée depuis le 7 novembre 2016, à Marrakech, la 22e rencontre des Nations Unies pour s’accorder sur la gestion du climat afin de préserver la planète a connu la participation ce mardi de plusieurs chefs d’Etat dont le président béninois Patrice Talon. L’hôte majestueux de la COP 22, le roi Mohamed VI, s’est fait l’agréable devoir de les accueillir aux côtés de Salahédine Mézouar, président de la COP 22, de Ban KI-moon, secrétaire général des Nations Unies et de Patricia Espinosa, secrétaire exécutive de la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CNUCC).

A sa prise de Parole au sommet du climat, Patrice TALON, a félicité sa Majesté Mohamed VI, roi du Maroc, le  gouvernement Marocain et son peuple  pour avoir réussi l’organisation de ce grand rassemblement qu’est la COP 22.

Le rendez-vous de Marrakech a été  l’occasion de donner un contenu concret à l’historique accord de Paris. La  volonté politique qui a permis l’accord de Paris, s’est également dessinée à travers  les échanges de Marrakech. Cependant  au regard des résultats des réunions techniques et ministérielles préparatoires, Patrice Talon  constate que la rencontre de Marrakech ne consacrera pas  le début d’une mise en œuvre effective des décisions déjà prises notamment celles qui portent sur l’adaptation aux changements climatiques, l’accroissement rapide des financements climatiques et l’opérationnalisation du fonds vert pour le climat. Toutefois il reste convaincu que Marrakech sera le point de départ de la mise en œuvre de la volonté commune des nations d’améliorer le présent et de sauver l’avenir.

Patrice Talon a saisi la chaire de la COP 22 pour proposer que d’ici la COP 23, des actes concrets, qu’impose l’enjeu des changements climatiques soient posés. Le Bénin qui  a été parmi les tous premiers pays à avoir signé l’accord de Paris et à procéder à sa ratification a-t-il assuré sera absolument solidaire de toute initiative permettant  l’atteinte des objectifs fixés.

L’initiative  « 3 A » c'est-à-dire Adaptation de l’Agriculture en Afrique lancée par sa majesté le roi du Maroc constitue un plan d’action adéquat  pour renforcer l’agriculture en Afrique car il est essentiellement pluviale, et fondamentalement vulnérable aux effets du changement climatique. Dans ce cadre la recherche agricole et la mise en place des financements nécessaires constituent des actions à engager collectivement dès maintenant.  A cette fin, le bénin se propose de promouvoir et d’abriter un centre international de recherches pour répondre concrètement aux effets néfastes des changements climatiques sur l’Agriculture en Afrique en lien avec l’Institut International pour l’Agriculture tropicale.

A défaut d’actions fermes, Marrakech est certainement le point de départ collectif en faveur de la mise en œuvre efficace de l’accord de Paris.