Farmers from Burkina Faso Share Adaptation Solutions

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Farmers and breeders from Burkina Faso say while climate change might exacerbate migration, with simple adaptation techniques, they can increase agricultural production in rural areas and thereby stem rural exodus. «By fertilizing soils, we increase production and this attracts small scale farmers not to abandon their land,» says Charles Dalla of the Climate Change Civil Society Coalition know in French as Coalition des organisations de la société civile sur le changement climatique.

Les agriculteurs et éleveurs du Burkina Faso s’expriment à la COP 21 au Bourget en France pour la lutte contre le réchauffement de la planète, au travers d’une Coalition des organisations de la société civile sur le changement climatique (COS3C). Il s’agit d’un consortium d’associations d’appui aux petits producteurs agricoles, aux éleveurs, à ceux qui travaillent sur l’environnement et à la promotion des produits forestiers non ligneux.

«  Le Burkina Faso est un pays sahélien où il y a beaucoup de terres très dégradées. Ce qui conduit à des migrations vers le Sud et crée encore plus de difficultés. Nous sommes ici pour présenter nos techniques qui sont simples pour l’adaptation aux changements climatiques en milieu rural et pour dire aux gens qu’avec peu, on peut obtenir de grands résultats », déclare Charles Dalla, membre de cette coalition.

Dans un stand très animé de l’Espace Génération Climat, les représentants des paysans du Burkina Faso montrent les méthodes et techniques utilisées par les populations rurales en matière de résilience et d’adaptation aux variations climatiques, d’une part, et font un plaidoyer pour la réduction des gaz à effet de serre, d’autre part. Le Burkina étant un des pays où les ruraux subissent avec acuité les effets de ce phénomène. Et Charles Dalla ajoute : «  on essaie de fertiliser les sols afin de retenir les paysans sur place et accroitre la production. Ce qui permet de lutter contre la pauvreté. On explique les techniques qui sont utilisées par les petits producteurs du Burkina Faso. Par exemple, les techniques des demi-lunes qui consistent à faire de petits bassins et d’y mettre de la fumure organique. Ça retient un peu plus longtemps l’eau de pluie pour lutter contre la sécheresse et permet aux paysans de se développer. Ou la technique des cordons pierreux qui consiste à faire des lignes en formes serpentées permettant de réduire ou de ralentir le ruissellement des eaux de pluie pour qu’il y ait de l’eau dans les champs pendant quelques jours  pour maintenir l’humidité et pour permettre aux plans de grandir». Car avec les changements climatiques, les pluies se raréfient de plus en plus.

Alain Traoré, un autre membre de cette coalition, lance une sorte d’appel : «  les petites actions que nous menons ne sont pas suffisantes pour faire un effet tâche d’huile afin que ces techniques soient appliquées de la même manière partout. Les idées, nous les avons mais il manque les moyens financiers pour une mise à l’échelle. Donc s’il y a un Fonds vert, il serait souhaitable de le faire bénéficier aux organisations locale (et non pas toujours internationales) car elles travaillent directement avec les paysans ».