La coopération sud-sud contre le changement climatique

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Kyondo RTV, RDC

The United Nations promotes exchanges between less advanced and sometimes poor states with a view to sharing their know-how and experience in the fight against climate change.

L’ONU encourage les partenariats sud-sud, entre Etats moins développés, en vue d’offrir un front commun au changement climatique et en même temps, soutenir les pays pauvres. C’est le message qui a prévalu à la conférence tenue lundi au Pavillon Chine à la COP 22 en présence de plusieurs représentants des Etats.

L’ONU encourage les échanges entre Etats moins avancés et parfois pauvres, en vue de partager leur savoir-faire et leur expérience en matière de lutte contre le changement climatique. Elle note, en effet, que ces échanges sont en nette augmentation dans plusieurs zones du monde, en Afrique notamment. Au total, ce sont « 300 bons cas de partenariats bilatéraux, trilatéraux et plurilatéraux » que l’ONU a identifié, explique David Nabarro, conseiller spécial de Ban-Ki Moon.

Coopération SUD6sUD

Pour le ministre marocain des affaires étrangères et de la coopération Salaheddine Mezouar, Président de la Cop 22, la coopération Sud-Sud n’exclut pas celle qui existe ou peut exister entre le Nord et le Sud. Son pays, le Maroc, l’a montré en signant 19 accords avec le Rwanda dont dans le domaine de l’agriculture en octobre 2016.

Mais pour la Chine, ce genre de partenariat a déjà commencé depuis des années. Sans le dire, elle se verrait bien d’ailleurs dans ce type de partenariat qui flirte avec sa vision calquée sur un discours devenu un leitmotiv chinois : le « win-win », la coopération équitable où tout le monde est annoncé gagnant. Un discours qui trouve un écho particulier en Afrique où les partenaires occidentaux, désormais mesurés à l’aune « généreuse » chinoise, n’auraient pas permis à l’Afrique à tirer profit des coopérations multiples.

Mais la coopération Sud-Sud, Xie Zhenhua, représentant spécial des questions de changement climatique chinois la verrait bien plus « grande » encore : « J'appelle les organisations internationales à agir comme ponts », a-t-il lancé. Il a ensuite insisté sur la formation de et l’équipement des pays pauvres en techniques et connaissances capables de leur permettre de s’adapter ou au changement climatique ou de le combattre.